jeudi 24 octobre 2013

TEXTO DU JOUR: PETIT-LAMBERT OVONO se retire provisoirement de la scène politique Gabonaise


En raison de mon recrutement par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) au poste d’Expert Analyste Stratégique, je ne suis plus en mesure d'exercer des activités politiques au niveau nationale, aussi, je me mets en réserve de la politique.
En conséquence, la publication des Textos est suspendue jusqu’à la nomination d’un nouveau responsable pour diriger cette chronique du Gabonoscope.


PETIT-LAMBERT OVONO

mercredi 9 octobre 2013

TEXTO FLASH: Avis de décès




Monsieur PETIT-LAMBERT OVONO,
Son épouse PETIT-LAMBERT - Marthe Eunice BAKOUKOU,
leurs enfants:


- PETIT-LAMBERT MINTSA 
- PETIT-LAMBERT MARYNE
- PETIT-LAMBERT INGRID

Et leur beau frère et frère Amos Mouidy Bakoukou,

Ont la profonde douleur d’annoncer à leurs amis de Paris, aux parents, amis et connaissances de France, des Etats Unis (USA), de Belgique, d'Allemagne, d'Espagne, et du Gabon, le décès de leur beau-père, père et grand-père, Le Révérend Pasteur Jérémie Bakoukou Ba-Mouidy, ancien Président de l’Eglise de l’Alliance Chrétienne et Missionnaire du Gabon de 1975 à 1997, survenu au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville Angondjé, le lundi 7 octobre 2013 à 11h des suites d’une longue maladie.

dimanche 6 octobre 2013

TEXTO DU DIMANCHE 6 OCTOBRE 2013 : Le Gabon doit demander à l’Union Africaine une conférence sur l’immigration


Avec le naufrage d’un bateau qui vient de faire plus de 300 morts parmi les immigrés clandestins originaires d’Afrique, plusieurs dirigeants européens demandent une réunion d’urgence sur l’immigration clandestine. Si l’idée est bonne, le Gabon qui connait une vague d’immigration clandestine de loin supérieur à celle que subit l’Europe, doit soutenir cette idée et doit participer à cette réunion avec des propositions concrètes.
En effet, il ne se passe pas un jour sans que des clandos entrent au Gabon. D’ailleurs personne ne connait leur nombre et encore moins le nombre de ceux qui meurent en voulant emprunter les embarcations de fortune.
Il y a quelques années, nous avons mené une enquête dans le milieu immigré Gabonais, le récit fait par le jeune Salif d’origine malienne donne froid dans le dos, et permet de comprendre que l’immigration clandestine est encouragée par certains pays d’origine de ces clandos.
Quelques extraits de notre livre : De Kayes à Libreville ou comment Salif est arrivé au Gabon.
Comme la quasi-totalité des 75% des étrangers qui vivent au Gabon, Salif est entré clandestinement sur le territoire Gabonais. C’était sa destination précise en partant de sa région du Mali.
Selon Salif, à l’âge de 16 ans, tous les jeunes de sa région d’origine savent que le moment de partir est arrivé. En effet, dans la région de Salif, l’émigration est considérée comme un culte. C’est cette activité qui fait vivre cette région. Selon nos informations les immigrés Maliens (clandestins ou non) participent aujourd’hui au budget annuel de ce pays à concurrence de 40%, un montant plus élevé que l’aide public au développement.
Deux destinations étaient au menu selon Salif: l’Occident (Europe ou USA) et le Gabon ; et tant pis si on n’a pas de papiers, d’ailleurs Salif n’avait jamais vu la couleur d’un passeport.  
Salif a entendu parler du Gabon grâce à ses compatriotes qui vivent au Gabon, et qui, de retour chez eux pour les vacances, font la promotion de ce pays par l’étalage de leurs investissements à Kayes et par la publicité sur le Gabon. « C’est un paradis où on peut tout avoir par le moindre effort ! », disent-ils aux habitants de Kayes.
Au regard des conditions d’entrée durcies en Europe et aux USA, le Gabon reste la seule destination facile, ce qui explique la forte pression migratoire que vivent les Gabonais.
En vue du départ de Salif, la famille s’est longtemps préparée. Les économies de la famille sont réunies comme pour célébrer un deuil. Pour beaucoup de ces jeunes en effet, ce départ est souvent considéré par leurs parents comme un voyage sans retour, un décès, ce qui est le cas pour le tiers de ces jeunes. Certains en effet, meurent en chemin. Ceux qui survivent comme Salif reste d’abord de nombreuses années sans donner des nouvelles.
Pendant le voyage, pour tout appui, Salif ne compte que sur la solidarité du groupe et sur Allah. Il faut attendre que deux ou trois autres jeunes se décident à partir pour avoir un groupe de cinq. Après le rituel sous forme des obsèques célébré par les parents commence l’aventure. Les passeurs et faussaires, nombreux, ont déjà été contactés et identifiés, les faux passeports et les faux visas sont déjà fabriqués. Il faut alors préparer sa cagnotte pour payer  le passage à chaque frontière du pays traversé car ils sont nombreux.
Il s’agit de traverser le Mali, le Burkina Faso, le Togo, le Bénin et le Nigéria ; et il faut payer sa part aux différents passeurs qui sont très organisés. 
S’il est assez facile de traverser les pays ouest africains, peut être à cause de leur appartenance à l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), c’est à la frontière Nigéria-Cameroun que commencent les difficultés.
Selon Salif, les policiers chargés de l’immigration camerounaise sont plus gourmands. Le prix à payer pour entrer sur leur territoire est dix à vingt fois plus élevé que l’entrée au Nigéria. Mais, le fait de se trouver si proche de la frontière du Gabon aiguise l’appétit, soulève un grand espoir, et motive ; car vous savez que le but est proche. Pendant le voyage, le nombre de morts ne se compte pas ; il faut tenir le coup, c’est le prix à payer.
Salif n’aime pas évoquer cette partie de sa vie, mais il sait  qu’il a eu sa chance. C’est pourquoi il s’étonne de l’exigence des jeunes gabonais qui ont tout, dit-il, et qui osent se plaindre. Lui Salif, n’avait rien, il n’avait jamais eu 500 FCFA depuis sa naissance, mais le Gabon lui a presque tout donné.
Après l’entrée au Cameroun, il faut préparer la sortie pour entrer au Gabon. Salif savait par ses informateurs que ce n’était pas facile. Les passeurs montent les enchères, le premier passeur-chauffeur contacté exige cinq cent mil francs (500 000 FCFA) jusqu’à Libreville. Cette somme comprend le prix pour sortir du Cameroun, celui du transport par voie terrestre, le prix à payer aux nombreux postes de gendarmerie sensées empêchées l’immigration clandestine, la confection des faux papiers (passeport ou laisser-passer). Salif trouve ce montant exorbitant, pour signifier son refus au passeur, il promet d’aller réfléchir; mais il n’est pas découragé.
Deux jours plus tard, et par chance, il repère un autre véhicule immatriculé au Gabon. Dans l’échange avec le chauffeur, celui-ci lui avoue qu’il connait son frère Mamadou qui habite Pleine Niger (un quartier de Libreville), et il lui garantit la sortie du Cameroun, l’entrée au Gabon et le passage de tous les postes de gendarmerie sans difficultés contre deux cent cinquante mil francs CFA. Salif n’hésite pas un instant, il saute sur l’occasion ; il n’aura fait que deux jours en territoire camerounais alors que plusieurs de ses compatriotes clandestins mettent entre deux à trois ans pour entrer au Gabon.
Le voyage se déroule comme prévu, sans tracasseries policières et l’arrivée à Libreville est annoncée après un jour de trajet.
Va commencer alors pour Salif, au Gabon, une nouvelle vie.
 
PETIT-LAMBERT OVONO
Evaluateur Certifié, Président de SOGEVAL
 

samedi 5 octobre 2013

TEXTO DU SAMEDI 5 OCTOBRE 2013 : Réunion des Experts chargés de la mise en œuvre du Projet Backbone en Afrique Centrale


Un projet régional pour la réalisation de l’interconnexion physique en fibres optiques des pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), troisième pilier du Programme économique régional de la CEMAC 2012-2015, et dénommé Central Africa Backbone (CAB) est en cours dans les Etats membres de la CEMAC.
Au Congo, il est dénommé CAB3 (Central Africa Backbone3).
CAB 4 (Central Africa Backbone4) au Gabon, il coûte 45 milliards FCFA, dont 21 milliards financés par l’argent des contribuables, et 23 milliards par la Banque Mondiale.
Le Projet CAB (Central Africa Backbone) permet aux pays Africains, dont le Gabon, à travers le projet CAB4, de se connecter au nouveau câble sous-marin ACE . Ce qui permettra ensuite à notre pays d’engager la construction du Backbone terrestre jusqu’à Franceville et la frontière avec le Congo, et au Congo, à travers CAB3 d’interconnecter le Gabon, la RCA, la RDC.
C’est en vue de faire le point sur la mise en œuvre de ce projet que les experts des deux pays se réuniront lundi 7 octobre et mardi 8 octobre 2013 à l’hôtel Méridien Redama pour un premier Atelier sur l’interconnexion des fibres optiques déjà réalisée.  
Au cours de cette évaluation chemin faisant qu’on peut qualifier d’interne, plusieurs résultats sont attendus  dont la croissance de la Bande passante des communications internationales, la croissance du nombre d’abonnés, et la décroissance des prix de la connectivité internationale, et par ricochet des prix de vente aux usagers de la téléphonie.  
Il faut rappeler que le Backbone (en anglais) qu’on peut traduire littéralement par épine dorsale, est un réseau informatique faisant partie des réseaux longue distance de plus haut débit d'Internet. Il constitue le centre névralgique d'un réseau à haut débit. Dans les réseaux de télécommunications, il désigne la partie qui supporte le gros du trafic, en utilisant les technologies les plus rapides et une grande bande passante sur des distances importantes. Les petits réseaux (internes à une entreprise ou à une région) se rattachent à ce réseau fédérateur, comme les rivières viennent grossir le cours d'un fleuve.
S’il faut saluer la pertinence de ce projet, il convient de souligner que les tarifs de connexion à Internet haut débit et d’appels téléphoniques restent très élevés au Gabon.
Cet atelier devrait à cet égard associer d’autres parties prenantes (ONG, Consultants, utilisateurs, etc.) pour l’amélioration de l’imputabilité, car du moment que l’argent public est injecté, il y a lieu de rendre des comptes aux autorités supérieures et au public ; la finalité informative et démocratique étant au centre de toute forme d’évaluation, fût-elle concomitante ou chemin faisant.
 
PETIT-LAMBERT OVONO
Evaluateur Certifié, Président de SOGEVAL

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 4 octobre 2013

TEXTO DU VENDREDI 4 OCTOBRE 2013 : Le tribalisme est-il la nouvelle arme politique de Bruno Ben Moubamba ?


« L'ancien député Ndong Assoumou sur ses terres de Gamba. Originaire de Bitam, il se fera élire député à Gamba dans le sud »
Cette légende figure sous une photo qui se trouve sur le blog Médiapart (http://blogs.mediapart.fr/blog/ben-moubamba/021013/gabon-upg-un-voyage-pre-elections-locales-gamba) de Bruno Moubamba, membre de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), parti se revendiquant de l’opposition.
Elle suscite chez plusieurs de nos compatriotes, émoi et consternation.
Emoi et consternation parce que ces paroles sèment le trouble et la confusion dans le débat politique Gabonais, et valident la fameuse phraséologie absurde qui veut faire croire que le Gabon est divisé entre le Nord et le Sud.
Mais contrairement aux affirmations de Moubamba, grâce à la carte du Gabon, on peut bien remarquer que la ville de Gamba est située non pas au sud, mais au sud-ouest du Gabon, dans la province de l’Ogooué maritime.
Ville de plaine entrecoupée de forêts-galeries, et peuplée d’environ 10 000 habitants, rayonnant sur une aire protégée de 11000 km², Gamba doit essentiellement son existence aux activités pétrolières qui ont essaimé dans la région dès les années soixante, relayant les sociétés forestières implantées depuis le milieu du siècle dernier.
Bien que l’ethnie Balumbu soit largement majoritaire dans le département, d’autres groupes sont également présents, tant à Gamba que dans les villages environnant (notamment les ethnies Eshira et Bapunu). Cette diversité s’explique aussi par les migrations que l’exploitation du bois, puis le pétrole ont successivement suscité.
C’est dans ce contexte que Sylvestre Ndong Assoumou, haut cadre de la compagnie SHELL Gabon, s’était retrouvé intégré dans la ville pétrolière de Gamba, où il a réalisé d’importants investissements et où il possède des biens immobiliers.
En évoquant les origines bitamoises de Sylvestre Ndong Assoumou, Bruno Moubamba évacue cette réalité de Gamba et le parcours de ce compatriote. De plus, Moubamba semble considérer Ndong Assoumou comme un étranger à Gamba, et comme quelqu’un qui aurait été élu uniquement par les électeurs de son « sud », et n’aurait point bénéficié des voix des électeurs  de son parti et d’autres compatriotes résidant à Gamba ni de sa réputation de citoyen local. Par cette allégation, Moubamba nie à son parti une envergure nationale, et le réduit à une secte qui ne recrute que dans son clan, son village, sa tribu, son ethnie, bref dans son département.
Mais il faut le dire sans ambages, Moumbamba a tout faux ; sa véritable préoccupation est triple : 
Moubamba mène un combat interne; il veut prendre la place de leader de l’UPG ; quoi de plus insidieux que d’indexer les ressortissants des autres provinces pour y parvenir?
De plus, Moubamba, à travers ces paroles, s’inscrit dans la partition du Gabon en violation de la constitution qui affirme que le Gabon est un et indivisible.
Enfin, Moubamba est un récidiviste. Son départ de l’Union Nationale était déjà fondé sur des accusations tribalistes contre André Mba Obame; son adhésion à l’UPG en est une illustration.
Aujourd’hui, de façon innocente, Moubamba rebondit sur le débat « sud » contre les autres.
Des Moubambas, il y en a plein, et le Gabon n’a pas fini de les voir surgir.
Finalement n’est-il pas temps que le législateur légifère contre le tribalisme ?
Affaire à suivre.
PETIT-LAMBERT OVONO

Evaluateur Certifié, Président de SOGEVAL